Développement:

Au printemps de 1943, l’état-major de l’armée de terre allemande (OKH) décide l’élaboration d’une nouvelle tenue de campagne dite Neue Uniform. Dans une optique d’économie et aussi dans le but de coller à la mode de l’époque, il est décidé de revoir la coupe de la vareuse qui se transforme en une sorte de blouson assez cintré à la taille. La coupe du vêtement est rapidement validée et une première série est fabriquée afin de pouvoir le testé sur le front. En effet, à l’été 1943, les 17e, 73e Infanterie division, 78e Sturm division, 28, 104e Jäger division, 2e Gebirgsjäger division, 16 Panzer Division et l’Ersatz Bataillon de la division « Grossdeutschland »  perçoivent le nouvel uniforme en grand nombre. L’uniforme ayant semble-t-il donné satisfaction, il est officiellement adopté par l’ordre A.H.M. (Allgemeine Heeres Mitteilungen/ bureau des affaires générale de l’armée de terre) n°430 du 27 juillet 1944. La production débute et les livraisons commencent aux différents magasins d’habillement des corps de troupes. L’ordre A.H.M. n° 603 du 25 septembre 1944 «  Verleihung des Rechts zum tragen einer Uniform des neuen », autorise le port de la nouvelle tenue.

 

 

Description :

La nouvelle Feldbluse est en fait une vareuse en drap à 4 poches qui a été raccourcie. Une bande de drap est cousue horizontalement à la base afin de cintrer la vareuse au niveau de la taille. Cette coupe en « blouson » (terme couramment utilisé par les collectionneurs pour désigner ce modèle de vareuse) n’est pas seulement adoptée pour des raisons d’économie. En effet, la jeunesse masculine de l’époque affectionne particulièrement les vêtements cours et cintré portés sur des pantalons plutôt large. Il est aussi à noter un nombre important de vêtements militaires taillé dans diverses toiles où l’on retrouve cette coupe courte et cintrée. Il convient également d’ajouter à cela les vareuses spécifiques des troupes blindées ainsi que la fliegerbluse de la luftwaffe  montrant déjà l’intérêt de cette coupe particulière qui fait ressortir le coté moderne et jeune de ces nouvelles subdivisons d’arme.

La vareuse dispose de 2 poches extérieures disposées légèrement plus basses par rapport au col que sur les modèles précédents. Les poches sont boutonnées sans soufflet avec les pattes sans pointes. 2 autres poches se trouvent à l’intérieur au niveau de la doublure et ferment par une patte boutonnée. Le col de la vareuse et plus large et ne dispose plus du crochet destiné à fermer le col. La veste ferme par 6 boutons crénelés de couleur feldgrau puis gris par la suite. Une patte en drap est cousue sous le col afin de pouvoir le  maintenir relevé et fermé. A noter, que la vareuse est prévue pour être portée avec le col ouvert. Le bas des manches est simplifié. On ne trouve plus 2 boutons et une boutonnière sous bande, mais un seul bouton intérieur et 2 boutonnières apparentes. Les 4 passages pour les crochets de ceinturons sont réduits à 2 et placés sur les côtés.

Avec cette nouvelle coupe, est également adoptée une nouvelle teinte brun-olive dite « Feldgrau 44 ». Il convient de préciser que dans les faits de nombreux draps de teintes et origines diverses seront utilisés pour la confection des vareuses. Ainsi des vareuses se retrouvent dans des feldgrau standard, vert ortie, tirant sur le gris, en drap italien voir russe. La qualité va du très beau drap à un tissu pelucheux contenant une grande quantité de matières synthétiques. La doublure est parfois de la toile de bonne qualité grise ou beige mais on trouve également de la rayonne, tissu synthétique déjà courant sur la doublure des vareuses des modèles antérieurs. Certain généraux (tel le général Von SCHWERIN commandant la 116e panzerdivision) et officiers supérieurs, feront fabriquer des vareuses dans des tissus de plus belle qualité avec parfois des plis Watteau ou des pointes aux niveaux des poches.

Au niveau des insignes nous retrouvons les traditionnelles pattes de col « Litzen » dans leur variante adoptée en 1940 tissée gris souris. L’aigle quant à lui, est également simplifié. Si sur les premières fabrications on retrouve un aigle standard gris sur fond feldgrau, un modèle tissé bevo de forme triangulaire est adopté afin de limiter le temps de fabrication et de couture, la couleur est inchangée. Les officiers porterons des aigles et pattes de colle spécifique à leur rang, tissés ou brodés. A noter que le galon de col des sous officiers ne sera pas systématiquement cousu sur le col de la vareuse 44.

 

 

La vareuse ayant été adoptée assez tardivement, elle ne remplacera jamais complètement les modèles antérieurs qui seront portés jusqu’à la fin du conflit. Elle sera tout de même distribuée de manière significative aux troupes participantes à l’offensive dans les Ardennes en décembre 1944. Le vêtement est en effet destiné à équiper toutes les branches de l’armée de terre et de la SS. Il semble même qu’il fut destiné à remplacer certains vêtements spécifiques pour preuve cette anecdote d’un membre d’équipage de canon d’assaut Hetzer qui aurait perçu en lieu et place de la veste croisée une vareuse 44 juste avant l’offensive des Ardennes. De plus sur des image de la 11e panzer division prisent par les alliés au moment de la réédition de la division au printemps 1945, certain équipage de blindés légers (sdkfz 250) portent des Feldbluses 44. Pénurie de vêtements spécifiques ou réel dotation, le sujet est encore à creuser, toujours est-il que la police adoptera également la vareuse 44 dans une teinte verte spécifique à cette arme.

 

Photographies d'époque montrant la vareuse en situation:

 

Pour terminer un soldbuch avec une photo d'identité d'un soldat porteur d'une Feldbluse 44

 

 

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